Le jardin des mémoires

Vous trouverez içi les reportages réalisés avec les seniors.

  • 5ème rendez-vous à la maison de retraite de Chef-Boutonne.

    Lundi 04 Juin 2018

    5ème rendez-vous à la maison de retraite de Chef-Boutonne.

     

    Edith, Michel, Jacky, Régine, Georges et Jean sont autour de la table. Nous ne verrons plus Claude car il est parti avec sa femme dans une autre maison de retraite afin de se rapprocher de leurs enfants. 

    Tous les résidents semblent heureux de se retrouver et les discussions commencent, les messieurs d'un côté et les dames de l'autre.

    La bonne humeur est au rendez-vous et me donne l'idée de demander si certains aiment chanter. C'est Régine qui se met à nous interpréter "le p'tit quiquin" traduction "Le petit enfant", originaire du Nord-Pas-de-Calais, berceuse chantée pour la première fois à Paris en 1865. Cette chanson illustre la vie intime des ouvrières dans le Nord du XIXe siècle. Elle est devenue l'hymne officieux et populaire de la ville de Lille.

    Suite à quoi, ces Messieurs enchainent sur la météo, la destruction des récoltes aussi bien dans notre région que dans le Bordelais où les vignes ont été dévastées par endroits, puis le changement de climat du à la pollution, à l'industrie et aux méthodes agricoles, à la déforestation. 

    Je leur fait donc imaginer que nous sommes un gouvernement et leur demande de me faire des propositions de lois pour améliorer les choses. L'un des résidents me répond " Les gens devraient être plus gentils les uns envers les autres". "Il y a trop d'agressivité et de violence".

    Je ne sais pas si cela changerait les conditions climatiques et si ça suffirait à soigner notre belle planète mais il est certain que ce serait un pas important vers un peu plus d'humanité. La montée de la violence est un fait avéré, bien que je reconnais avoir entendu un historien la semaine dernière à la radio faire état des conditions de vie sous la Rome antique. A cette époque, plus de mille hommes et animaux étaient mis à mort dans les arènes pour les jeux, ce qui distrayait énormément un grand public. La violence est différente aujourd'hui, mais nous sommes au XXIe siècle et pouvons nous dire que nous avons vraiment évolué à ce sujet. 

     

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  • 7 rencontre de Marie José à Villefagnan

    Lundi 28 mai 2018

    7ème rencontre à la maison de retraite de Villefagnan.

     

    Je retrouve aujourd'hui Suzanne, Nicole, Raymonde, et Lucie qui nous rejoint pour la première fois. 

    De petites discussions globales, l'intérêt se porte sur le futuroscope. Suzanne nous dit y être allée et conseille vivement aux gens qu'elle rencontre de s'y rendre au moins une fois tellement c'est intéressant: La magnificence de ces papillons qui partent du Canada jusqu'en Amérique du sud pour se reproduire et mourir...Mais au delà des reportages superbes et passionnants, des images d'une rare beauté, elle évoque le développement de la technologie. Nous discutons de cette diffusion  sur l'évolution de la communication, présentée sur plusieurs écrans de formes différentes. De l'empreinte d'un pas chez l'homme préhistorique qui donne l'information qu'un "étranger à la tribu"  est passé par là à l'utilisation de nos satellites, réseau internet.....Et nous en arrivons à Facebook et au respect des vraies valeurs humaines. Il ressort que nous discutons aujourd'hui avec des soi disant amis du bout du monde que nous ne connaissons pas et donc où se trouve la valeur de la VRAIE AMITIE dans ces conditions?  alors que nous sommes enfermés dans notre bulle et ne sommes même plus capables de discuter avec le voisin, voire avec la personne assise à 50 cm de nous sur le même canapé. Les réactions sont vives et je sens monter comme une légère énergie de révolte de la part de ces Dames ayant dépassé les 90 ans et ayant elles mêmes été témoins d'une évolution qui pour elles était certainement nécessaire et sans doute inévitable mais beaucoup trop rapide dans le sens où certaines choses maintenant nous dépassent et débordent du cadre du bien-être et de l'équilibre de l'humanité.

    C'est sur ces paroles qu'à 18 heures nous nous séparons en nous donnant rendez-vous pour une prochaine séance.

  • Maison de retraite les 4 SAISONS à Chef Boutonne

    Lundi 07 Mai 2018

    4ème rendez-vous à la maison de retraite de Chef-Booutonne.

    Edith, Régine, Michel, Jacky, Georges et Jean ont répondu présent au rendez-vous.

    " Le progrès tuera l'homme " est la première phrase que j'entends et le débat commence à ce sujet.

    - Pour l'un cela veut dire que des efforts plus sérieux devraient être faits quant à l'utilisation des pesticides en trop grande quantité et surtout du fait de leur toxicité aussi bien sur l'environnement, la terre, l'eau, l'air, que sur les végétaux, les animaux et les organismes humains. Un autre pensionnaire parle des maladies qui se développent chez l'homme : le cancer, l'autisme, Alzheimer, les allergies cutanées, les problèmes respiratoires....qui pour  lui, sont dues à l'emploi de toutes ces substances chimiques.

    - Pour une autre personne cela veut dire que les machines et les robots prendront la place des humains et le sujet du chômage est abordé. Une question se pose : Est-ce qu'il est déjà prévu qu'un pourcentage de la population deviendra une charge si la robotisation remplace l'homme, et que deviendront toutes les personnes qui n'auront plus d'emploi, ou allons nous vers une société dans laquelle effectivement, les robots auront une très importante place et les humains pourront vivre sans travailler. Cette dernière idée nous indiquerait un retour aux sources où à l'origine notre ancêtre qui séjournait dans les grottes vivait de cueillette et de chasse avant de se sédentariser. Quelles seraient les mesures intermédiaires et raisonnables qui donneraient aussi bien à la planète terre qu'à l'être humain la possibilité de vivre paisiblement et en harmonie? 

    Le sujet est vaste, passionnant mais complexe et c'est dans l'impossibilité de donner des réponses à ces questions que nous nous quittons.

  • Visite à la maison de retraite de Villefagnan

    Première rencontre 2018 à l'EHPAD de Villefagnan.

     

    Six Dames constituent ce groupe. Elles sont assises autour de la table et je leur propose dans un premier temps de faire connaissance. Je leur demande si elles veulent bien inscrire leur nom et prénom sur une étiquette que nous posons devant chaque personne afin de  mémoriser leur identité. J'aide les personnes pour qui l'écriture est difficile (problème de vue...).

    Je pensais faire un tour de table, mais à ma grande surprise, un débat dynamique s'est engagé.

    D'un thème à l'autre, ces Dames se sont exprimées avec beaucoup d'enthousiasme.

    A 16 heures, une boisson et un gâteau nous ont été gentiment offerts par l'établissement et c'est à ce moment là que les personnes qui étaient restées plus discrètes se sont exprimées avec énergie.

    Si je fais le bilan de ce premier rendez-vous, je peux assurer qu'il y a une grande demande d'échange, de discussion, de communication, de partage. Une demande aussi de prendre connaissance de ce qui se passe à l'extérieur, en France et dans le monde, être au courant des nouvelles technologies, une demande de lecture afin de pouvoir débattre sur des sujets nouveaux ou différents.

    Lorsqu'à 17 heures, le temps de notre séance devait prendre fin, j'ai observé que plusieurs résidentes restaient et avaient encore de nombreuses choses à exprimer et proposaient que nous nous revoyions la semaine suivante.

    C'est avec beaucoup d'émotion que j'ai du laisser ces Dames qui m'ont donné de belles leçons de sagesse, d'une grande expérience de vie, d'un savoir, de courage et de positivité. 

    Elles m'ont fait du bien et je les en remercie sincèrement.

     

    Marie José 

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  • On passe au numérique à St Jacques

    Aujourd'hui à la residence St Jacques on a essayé les tablettes numériques en petit comité (avant une grande présentation Vendredi)

    On a été sur Internet, on a lu des mails, on a essayé des jeux de mémoires et de reflexion et on a meme pris des selfies !!

    Un grand remerciement à M DOLLE le gerant du foyer logement qui a fait installer la wifi dans le hall et grace à qui on a pu passer un bon moment cet apres midi.

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  • Une double visite

    Le 21 Aout nous avons eu la chance de recevoir une double visite sur le site de l'association !!!!

    En effet ce sont les MARPAH VIE de Perigné (ainsi que la Marpa) et de Couture d'Argenson qui sont venues découvrir le site de l'association et echanger un petit gouter dans le jardin bien installé à l'ombre des arbres.

    Les plus courageux ont meme été faire un petit tour dans les serres mais la chaleur y etait trop oppressante.

    Ce fut l'occasion de se ballader dans le jardin, de manger des tomates et des prunes.

    Nos visiteurs ont egalement fait la connaisssance des animaux et leur ont donné à manger.

    On a vraiment passé un super moment qu'on espere refaire tres prochainement.

     

    Je vous mets les photos qui ont été prises ce jour :

     

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  • Residence St Jacques : 20 Mars 2017

    Les souvenirs d'écoles :

    Aujourd'hui pour poursuivre ce qui avait été commencé par Sylvie (l'animatrice du foyer logement) la semaine d'avant on parle de l'école et de comment on y allait.

    On faisait en moyenne plusieurs kilométres à pieds si on vivait en campagne (entre 4 et 5 facilement) avec aux pieds ses galoches.

    L'école commencait à 5 ans 

    C'était l'occasion de prendre au passage les copains pour faire le chemin ensemble. 

    Quand ces joyeux retraités me disent qu'ils ne faisaient jamais de detour ni en y allant ni en revenant je les crois de bon coeur et je me dis que pourtant ça devait etre bien tentant de s'arreter jouer un peu sur le chemin. Mais non ils rentraient directement pour faire les devoirs et aider les parents aux champs, au jardin ou pour n'importe quel travail que les parents avaient à leur confier.

    Beaucoup se souviennent que pendant la periode d'occupation les allemands leurs faisaient enlever les doriphors dans les champs de pomme de terre.

    Ils se rappelent egalement de la leçon de morale chaque matin avant de commencer les cours. C'etait une phrase ecrite au tableau par le maitre et qu'on expliquait en classe.

     

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  • Marpa Couture d'Argenson : La premiere fois

    Sont presents :

    Madame MAGNANT une ancienne agricultrice de Paizay Naudouin.

    Mme DELCEAU de Couture d'Argencon elle tenait le café épicerie qui est à coté de la MARPA.

    Mme Penaud Solange

    Mme BAILLIER Josette

    Mme TERRASSON Monique

    Mme GOICHON Renée qui habitait à Villemanan 

    Mme RICHARD Renée

    Mme GEORGELET Denise

    M VIAUD Pierre? Il était cultivateur.

    M MAYEuR Alain il vient des Touches de Périgné, il était professeur d'art plastiques au colège et lycée.

    Mme KUHN Noelle

    Mme MORNET Denise

     

  • Hommage a Madeleine

    Madeleine duchesne Le 13 Mars lors de ma visite à l'ehpad de Villefagnan j'ai appris apres trois mois ou je n'étais pas venue que Madeleine nous a quitté. Je dois dire que cette nouvelle m'a emue. Meme si j'avais peu vu Madeleine (5 fois peut etre) je me rappelai de son sourire et de sa gentilesse. Je me souviens à quel point elle avait été emue aux larmes lorsque vous lui aviez laissé des messages, des photos que je lui avais transmises.

    Pierrette qui était tres amie avec elle souffre énormement de son absence et m'a dit à quel point Madeleine était gentille et souriante, d'une grande politesse et que sa compagnie était si agréable.

    Mes pensées vont bien evidement à sa famille qui a perdu une grande dame.

  • Villefagnan / 13 Mars 2017

    Apres 3 mois sans se voir ( fetes de fin d'années, episodes de grippe) Je retourne enfin à la residence du cllos des tours à Villefagnan ou sont presentes

    Gisele, Pierrette, Raymonde et sa niece

    On parle du plaisirs de recevoir autour d'un bon repas.

    C'est important de faire de la bonne cuisine et de retrouver ceux qu'on aime autour d'un bon repas et d'une bonne table.

    C'est souvent les mamans qui apprenaient à faire la cuisine. Et puis il fallait vite savoir se debrouiller toute seule

     

    Raymonde a été "petite bonne" à l'age de 14 ans et c'est elle qui faisait la cuisine pour la famille de ses employeurs.

    Gisele elle a travaillé dans un restaurant donc elle a aussi appris a bien faire à manger.

    Quand à Pierrette qui a toujours vécu avec sa maman elle savait faire à manger certes mais sa maman ne lachait pas volontiers les fourneaux et ce jusqu'à la fin !

    J'attends avec impatience que ces dames me rapportent leurs cahiers de recette de cuisine.

  • Hopital de Melle : Les loisirs

    Aujourd'hui à l'hopital de Melle nous entamons la conversation sur un de leur loisir actuel : la lecture.

    Ces dames sont des grandes lectrices, on sait déja que Mme bry est une fine plume. Elle nous dit qu'elle aime particulierement lire les livres sur la culture d'autrefois comme Marcel PagnolAT et Henry TROY. En ce moment elle lit Notre dame de Paris de Victor Hugo, elle trouve qu'il y a beaucoup trop de descriptions.

    M MANAN lui aime lire quotidiennement le journal

    Mme CHANTECAILLE lit beaucoup de roman d'amour elle adore Danielle STEEL;

     

    Mais du coup à l'école est-ce qu'il lisait des livres ? Et bien non on ne leur demandait pas de lire des romans mais par contre on leur faisait beaucoup ecrire en plein et déliés.

    Ces dames aiment aussi faire les mots croisés du journal et les sudoku quand ce n'est pas trop durs.

     

  • Chateau de Chaillé : Discussion sur le progré

    Cette fois ci on va discuter des progrés qu'ils ont connu au cours de leurs vie.

    Les residents qui venaient majoritairement de grandes villes ont tous connu l'éléctricité. 

    Ils me disent que le plus beau progrés pour les femmes a été la machine à laver qui a liberé les femmes de la corvée du nettoyage à la main. C'était énorme me disent elles !!!

    On évoque la télévision, le train...

    On a eu un tres bon débat sur le positif et le négatif de tout ces grands changements que nous apportent la modernité. 

    Il est vrai que l'on peut se demander comment l'etre humain peut esperer avoir du travail si ce sont les machines qui font tout le travail.

  • Des bons repas à l'hopital de Melle

    Les residents de l'hopital de Melle ont été heureux de me parler d'une superbe initiative de leur super animatrice Marylene :

    Ils ont mangé une raclette qu'ils ont preparé eux meme et c'etait la premiere fois pour tous car ça ne se faisait pas à leur epoque et ça les a enchanté

     

    Chaque mois les residents ont la chance de pouvoir concocté eux meme leurs repas et ensuite de le deguster. Pour eux qui m'ont souvent dit a quel point les repas étaient mauvais à l'hopital c'est un veritable bonheur. Ils partagent un moment convivial pendant lequel ils prennent le temps de savourer des choses gouteuses nouvelles ou qui leur rappel des souvenirs agréables.

     

    BRAVO MARYLENE pour ce que tu fais !!!!

     

    Bien

  • LES TRUCS DU JARDIN

    à l'hopital de Melle on discute aujourd'hui des trucs et astuces dans le jardin

     

    Pour eviter les limaces et les escargots on met de la cendre autour des plantations 

    Avant les machines à laver on frottait avec du savon sec pour enlever la tache. On n'avait pas de détachant donc ces à la force des mains qu'on enlever les taches

    Pour le sang il faut nettoyer à l'eau froide ( surtout pas chaude ça cuit le sang)

    Pour que le linge soit bien blanc on le fait bouillir dans une lessiveuse et il existait aussi des boules bleues pour rendre le linge blanc.

    On pouvait aussi utiliser les cendres qu'on mets dans une poche de tissus dans la lessiveuse a bouillir  pour nettoyer le linge ( attention surtout pas les cendres de chataignier qui rendent le linge noir). Elle me confient que c'est leurs mamans qui faisaient ça car elle n'avait pas de lessive. Elles elles ont connu la lessive (la lessive saponite en poudre)

    Saponite

    Quand le linge se decolore il fallait le laver a la main comme les vetements plus fragils. C'était un sacré boulot !!!

     

     

     

  • Chateau de Chaillé : Les souvenirs d'écoles

    Sont presents :

    • M VRIGNAUD René qui habitait à l'Absie pres de Coulonges il a 80 ans
    • Mme GIROS Sylvaine qui habitait dans le Nord et à Toulouse, elle etait pianiste et professeur de solfege, elle est née en 1936
    • Mme CEMATIMEPO Michelle qui vient du 12eme arrondissement de Marseille, elle etait aide soignante et a 69 ans
    • Mme VALTIER Iréne qui vient de Rouen, elle etait steno-dactilo et a 92 ans
    • Mme DENIS Jacqueline qui vient de Celle/ Belle elle etait assistante maternelle et a 86 ans
    • Mme SOLTYSIAK Hanina elle est née en Pologne et a demenagé en region Parisienne, elle etait secretaire et a 70 ans

    Pour cette premiere discussion avec les residents du Chateau de Chaillé nous avons abordé le theme des souvenirs d'école.

    Pour Hanina le plus dur a été de s'adapter à un nouveau pays et a une nouvelle langue car elle venait de Pologne.

         On allait principalement à l'école à pieds jusqu'à 5 km pour ceux qui habitaient le plus loin. On partait avec les freres et soeurs, les copines mais pas les parents qui n'avaient pas le temps. Dans les grandes villes on faisait moins de route et on pouvait manger à la maison. Pour les autres on apportait son casse croute pour manger pres du poele ( dont les enfants avait la charge).

    Michelle etait une surdouée du piano car elle a obtenu à 13 ans le premier prix de conservatoire de Lille puis a été admise au conservatoire de Paris ou elle vivait avec d'autres jeune musiciennes chez les soeurs. Elle a d'ailleurs ecrit un livre sur le dechiffrage du solfege afin d'enseigner comment lire le solfege. Car pour elle on peut tous apprendre le solfege doué ou pas; Pour elle tout est question de travail.

    M Vrignaud se souvient que les enfants aidé beaucoup les parents, il devait aider régulierement sa mére dans le café tabac du village. 

    D'ailleurs tous confirment que c'était normal et qu'on ne posait pas de question, les parents avaient tellement de travail et en plus n'oubliions pas que c'était la guerre;

     

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  • rencontre à la residence st Jacques

    Le 20 Février 2017 je me suis rendue pour la premiere rencontre à St Léger de la Martiniere au sein du foyer logement St Jacques. J'etais venue 15 jours avant pour presenter le projet de discussion autour des souvenirs ainsi que les differentes activités de l'association.

    Cette premiere rencontre placée sous le signe de la bonne humeur a été l'occasion de faire connaissance avec chacun des participants soit 10 pour cette premiere intervention ( certains étant malades ou en attente de visite de leur famille).

     

    Residence st jacques melle

     

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  • Les remèdes d'autrefois

    Causerie réalisée à l'EHPAD de Melle le 28 Octobre 2016

     

    Après s'être présentes, les résidents ont émunéré plusieurs maladies et symptôme pour lequels ils intervenaient par des remèdes de leur composition: le rhume, le mla de gorge, la bronchite, les porbléme de foie, les migraines, les douleurs , es vers, la toux... en insistant sur le fait: "on appliquait ces remèdes avant de faire venir le médecin, si ça devenait trop grave!" puis la discussion a commencé. 

                La coqueluche: "on donnait du lait de jument ou de bourrique pour la coqueluche!". "Ma plus jeune soeur, on l'emmenait au logis de Saint Léger pour boire le lait de bourrique frais. Il fallait qu'il soit bien frais!" "On emmenait aussi les enfants respirer une source"'. "Chez nous, on le donnait aux enfants, ça faisait comme du sirop! ça calmait la toux! Il fallais pouvoir le boire, car c'étais trop gras. On donnait 2 cuillérées et ça coupait la toux! Il ne fallais pas savoir ce que c'était!" 

               Le mal de gorge: "On prenait des feuilles de lauriers cerise, que l'on cousait sur un linge (on faisait comme un colier) qu'on attachait autour du cou." "On chauffait les feuilles avant, pour les attendrir pour qu'elles collent autour du cou; ça faisait suer!" "On mettait aussi le bas que l'on venait de porter autour du cou!" "On faisait aussi des gargarismes avec des alcool forts, (rmagnac, cognac...) mais c'était plus pour les hommes!" "Nous, on buvait du lait tiède avec du miel". "Moi j'ai dit à mes enfants de m'en rapporter et ça m'a coupé le mal de gorge!"

              La bronchite: "On faisait des cataplasmes de moutarde: on enveloppait des graines de moutarde( que l'on trouvait en pharmacie) dans un linge fin mouillé d'eau tiède et que l'on appliquait sur la poitrine ou dans le dos ( suivant où on avait mal) et ça chauffait !" "Ils ont été remplacé par les Rigolos, qui étaient des rectangles, comme du carton, avec des graines de moutarde, et qu'il fallait tremper dans l'eau avant d'appliquer sur la peau." "On ne le faisait pas aux enfants, car ça brùlait la peau et qu'ils avaient une peau plus fines !" "On mettait aussi des ventouses: c'était des verres ronds, dans lesquels on mettait de la ouate (du coton hydrophile) et on y mettait le feu. On posait vite fais la ventouse à l'emplacement vouu dans le dos et quelques fois devant. On laissait la ventouse jusqu'à ce que la peau gonfle ou monte dans la ventouse." "Elle prenait le rond ! Et après on mettait son doigt sur le coté pour faire une prise d'air pour enlever la ventouse." "On en mettais 3 à 4 d'un coup". "Moi, j'en ai mis beaucoup. Mon père en etait trés rude! Et mon beau-père aussi!" "Moi, je le mettais dans tout le village, car tout le monde n'osait pas les poser!" "On faisait aussi des tisanes, à prendre bien chaudes!" "On y mettait le tilleul qu'on avait ramassé et mis sécher au grenier dans un panier." "On pouvais mettre du serpolet, une herbe que l'on trouvait dans les champs." "Ou de l'orge..."

              Le rhume et la sinusite: "Pour soigner le rhume et la sinusite, on faisait des fumigations: on achetais une bouteille de liquide très fort en pharmacie avec de la menthe et du thym... (il n'en fallait pas beaucoup à chaque fois)" "Ca sentais fort" "On faisait chauffer de l'eau boullante et on y ajoutait quelques gouttes de la bouteille, et on mettait ça dans un bol, recouvert d'un entonnoir ou d'un cône confectionné avec du carton, et on respirait la vapeur qui s'échapper!" "On mettait une serviette sur la tête pour empêcher la vapeur de s'échapper." "On pouvait aussi mettre du thym dans l'eau bouillante." " Ca débouchait le nez!" "On suçait aussi des pastilles au miel, des pastilles Valda des pulmolls, on en retrouve encore, mais ce ne sont plus les mêmes! Toujours imité,jamais égalé!" "On se mettait aussi des gouttes dans le nez" "On prenait aussi des grogs: il fallait de l'eau très chaude avec du rhum ou de l'eau de vie et du sucre". "C'était pas si bien avec la gnole, avec le rhum c'etait meilleur!" " Pour les enfants, on faisait du "lait de poule" on délayait du lait avec un jaune d'oeuf et on faisait chauffer un peu." " on utilisait aussi de la teinture d'iode: on en mettait quelques gouttes dans du laait et on buvait ça!" "Parfois on se frottait la poitrine avec!" " Il y avait aussi la ouate thermogène, ça faisait l'effet d'un cataplasme!" 

             La migraine: "On achetait de l'aspro de la migralgine qui était un liquide en bouteille. "On se mettait dans le noir et on attendait que ça passe!" "il n'y avait pas grand-chose à faire !" 

             La foie: "On faisait un régime sans oeufs, sans gras (comme les frites!) et sans alcool..."

             Les coliques et le mal au ventre: "On prenait des tisanes de camomilles et de tilleul pour calmer les gaz" "Il fallait de la chaleur sur le ventre, et maintenent on vous donne de la glace! Moi j'y comprend plus rien!" "Pour avoir de la chaluer sur le ventre, je me servais de la chaleur du fer éléctrique!" 

             Les vers: "On en voyait dans les selles, chez les enfants" "Les enfants qui avaient des vers, se grattaient le nez, l'anus." "On faisait une tisane." "ma mère l'appelait la sanguenite, et elle la faisait avec une plante du jardin." "On faisait aussi des compresse avec de l'ail écrasé qu'on mettait sur le nombril ou on en faisait des colliers" "Car l'ail , éloignait les vers!"

             Les douleurs: "Quand j'avais mal aux jambes, je m'enveloppais les jambes avec des feuilles de choux, et ça enlevait la douleur." "Moi je faisait chauffer des feuilles de Nappe et je faisait pareil. On appelait la plante la Nappe, mais ça devait être des feuilles de bouillon blanc." "On faisait aussi appel au rebouteux quand on avait quelque chose de démis, un pouce, cheville..." "Il remontais les nerfs avec le pouce. On le sentait quand ça passait!" "Ca ne durait pas, et après on était mieux!" "Quand c'était cassé, il le disait, et envoyait chez le docteur." "Quelquefois, il y avait des ratés! Pour mon mari, il avait fait plus de mal que de bien!"

              Les abcès: "Il y avait parfois des abcès provoqués par les rosier, les injections..." "On mettait dessus un pétale de lys blanc trempé dans l'eau de vie" "On pouvait mettre aussi une feuille de poireau dédoublée à la flamme, en appliquant l'interieur sur la plaie."

              A propos des injections, des piqures: "Elle etaient faites par des personnes du village. "Moi, ça me plaisait de les faire, j'avais tout un matériel!" "J'ai appris avec un médecin de niort, qui m'a fait voir comment il fallait faire! Et j'en ai fait! Les gens n'avaient pas le temps de se rendre compte!" "C'était moins facile que maintenant car il fallait faire bouillir tout le matériel!" "Moi,ma maman avait fait marquer au docteur où il fallait que je pique, car ma mère faisait les piqûres à tout le monde dans le village, et quand elle tombé malade, ça a été une obligation pour moi de lui faire!"

               Cors aux pieds: "On utilisait la pommade cochon, mais il fallait faire très attention car ça écorche si on fait déborder!"

               Pour nettoyer le tube digestif: "On prernait des granulés de charon, en pharmacie." "Et pour la constipation, on buvait de l'eau de vals ou des grains de vals." "On prenait aussi des fortifiants; comme de l'huile de foie de morue, de la quitonine du quinquinat..." "Maintenant, vous allez a a pharmacie et vous avez ce qu'il vous faut!" "C'était principalment nos parents qui utilisaient tout ça, c'etait moin cher!!! Et ça soulageait!" 

    Les residents présents etaient content de faire partager leur remédes et à l'evocation de ces recettes, les commentaire teintés de nostalgie allaient bon traibn. Je les remercie d'avopir échangé avec autant d'enthousiasme ces façons de faire, qu'ils ont retrouvées et puisées dans leur mémoire. Encore merci pour ce bon moment.

           

     

     

     

     

  • les preparatifs de mariage

    Les  noces : "c'était un tralala ! " Avant la guerre il y avait de grosses noces. On invitait la famille et les amis. Quelquefois, tous les artisans étaient invités". " Je me souviens d'un gros et beau mariage en 1937, ou il y avait 250 personnes !" C'était l'occasionn de rencontrer d'autres jeunes.

    Ceux qui venaient au mariage apportaient un petit quelque chose : des volailles (pas souvent des canards), des oeufs, du fromage de chèvre.... On servait souvent du poulet pas du lapin c'etait trop ordinnaire. 

    Les repas etaient composés de :

    - Hors d'oeuvre : souvent des legumes crus, melons artichats, quelque fois des asperges ( pas souvent car les asperges étaient cheres!) ou de la soupe.

    -  Poisson avec de la mayonnaise, comme des gros merlus cuits dans des poissonnieres, accompagnés d'oeufs durs et de tomates.

    - Plat en sauce : Blanquette de veau, bourguignon, langue...

    - Plat principal : poulet, canard accompagnés de légumes de saison et de haricots verts. Quelquefois il y avait du roti ou du chevreau à l'ail vert accompagné de mojhetes demi seches.

    - Fromages du Poitou confectionnés par les femmes.

    - Dessert : la piece montée, composée de choux à la crème fabriqués par la cuisienère, était le dessert des mariages. On pouvait aussi y manger des oeufs au lait et autres entremets accompagnés de tourteaux, gateaux secs et pain de savoie. Il ne fallait pas casser les blancs montés en neige ! Surtout pas de courants d'air car ils risquaient de retomber ! On se mettait à la porte du four pour incorporer les blancs en neige ! C'était fragile !

    Pour les petits repas ces gateaux etaient faits dans un "mol" avec 2 "beurleres" et 3 pieds (recipient de la grandeur d'un plat, fermé par un couvercle avec deux poignées et trois pieds), qu'on appuyait sur la braise, et dont on garnissait le dessus du couvercle avec de la braise pour faire une cuisson comme dans un four. On se servait aussi d'un "calin" (plat allongé avec un couvercle sur lequel on mettait de la braise pour faire cuire la viande.

     

    Le tout était arrosé de bon vin, du blanc, du rouge, acheté chez le marchand.

    On se demande souvent ou on mettait tout ça ! Le repas durait et durait, et on ne sortait guère de table avant 4 ou 5 heures !

    Les mariages se passaient souvent le matin ; on allait à pied à la mairie et à l'église. Il fallait faire un cortége ou chacun avait une cavaliere ou un cavalier. C'etait interessant et on rigolait ! Les voisins, les gens du village faisaient un feu de joie sur le passage du cortege. On mettait 3 fagots debout, de la paille et une pierre au pied avec la boite d'allumettes dessus. La mariée allumait le feu de joie et les chasseurs du coin tiraient des coups de fusils en l'air pour saluer les mariés; Et tout le monde buvait un coup au "baricaut" qui suivait la noce. " Je me souviens d'une mariée qui avait le feu pris dans son voile !" Un ruban installé entre deux chaises barrait quelquefois le chemin. La mariée devait le couper. Une assiette recueillait les pieces de la quete, et une autre offrait des cigarettes et des dragées.

    La noce durait trois jours : Deux jours de preparation du repas, cuisson des volailles et des tourteaux, puis la table à mettre en place sous le hangar qu'on avait nettoyé avant.

    On chantait, on dansait, on racontait des histoires, on s'amusait.

     

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  • rencontre inter generation

    Pour cette rencontre avec les résidents du Clos des Tours j'ai profité du fait que mon plus jeune fils Alessandro avait un travail demandé par l'école à faire sur les personnes âgées. Sa maîtresse lui avait demandé de réaliser un questionnaire auprès d'une personne âgée; Et bien c'est auprès de 5 personnes qu'il a fait son questionnaire !! 

    Les personnes ont été ravies de voir Alessandro et lui a appris plein de choses, notamment que toutes les technologies qu'il connait aujourd'hui n'existaient pas dans la jeunesse de nos seniors.

     

    Je vous retranscris les questionnaires.

    Raymonde  Raymonde roger

    Quel age as-tu ?

    91 ans

    Quelle est ta date de naissance ?

    9 février 1925

    Ou es-tu née ?

    à Champozo en Normandie

    A quoi jouiez-vous à ton époque ?

    a la marelle , à la corde, on faisait des rondes on papotait

    Quels objets existent aujourd'hui et n'existaient pas avant ?

    l'eau courante, l’électricité....

    Te souviens tu d'un événement très important ?

    Mon mariage (66 ans)

    Te souviens tu de ce que tu mangeais quand tu avais mon age ?

    du poulet, du lapin , de la charcuterie, ce qu'il y avait dans le jardin bon c’était la guerre on mangeait des rutabagas et des topinambours.

    Gisèle Gisele francois

    Quel age as-tu ?

    92 ans

    Quelle est ta date de naissance ?

    18 Février 1925

    Ou es-tu née ?

    a kutche dans l'Oise

    A quoi jouiez-vous à ton époque ?

    a cache cache, a la marelle, a la corde à sauter

    Quels objets existent aujourd'hui et n'existaient pas avant ?

    Le téléphone, la télévision

    Te souviens tu d'un événement très important ?

    L'arrivée des allemands c’était épouvantable. C’était la guerre. On avait pas de pain rien du tout. Ils se servaient de nos légumes on avait plus rien. On n'avait le droit de rien faire

    Te souviens tu de ce que tu mangeais quand tu avais mon age ?

    des pâtes, c’était mon plat préféré.

    Pierrette   Pierrette morin

    Quel age as-tu ?

    78 ans

    Quelle est ta date de naissance ?

    12 Février 1938

    Ou es-tu née ?

    En Charentes à la Madeleine

    A quoi jouiez-vous à ton époque ?

    à la marelle, monter à la corde...

    Quels objets existent aujourd'hui et n'existaient pas avant ?

    Le téléphone, 

    Te souviens tu d'un événement très important ?

    Quand j'ai eu ma mobylette

    Te souviens tu de ce que tu mangeais quand tu avais mon age ?

    tout je n'avais pas de plat préféré je mangeais toute mon assiette

    Madeleine  Madeleine duchesne

     

    Quel age as-tu ?

    94 ans

    Quelle est ta date de naissance ?

    Mars 1922

    Ou es-tu née ?

    à Loizet dans les Deux Sèvres

    A quoi jouiez-vous à ton époque ?

    On n'avait pas grand chose et même à l'école l'institutrice ne nous laissait pas jouer

    Quels objets existent aujourd'hui et n'existaient pas avant ?

    l’électricité, le chauffage

    Te souviens tu d'un événement très important ?

    La guerre de 39/45

    Te souviens tu de ce que tu mangeais quand tu avais mon age ?

    On mangeait des patates, de la volaille, du lapin

     

    Gerard   M brigot

    Quel age as-tu ?

    60 ans

    Quelle est ta date de naissance ?

    28 Mars 1966

    Ou es-tu né ?

    à Ruffec

    A quoi jouiez-vous à ton époque ?

    aux billes

    Quels objets existent aujourd'hui et n'existaient pas avant ?

    l'ordinateur

    Te souviens tu d'un événement très important ?

    Ma communion

    Te souviens tu de ce que tu mangeais quand tu avais mon age ?

    Steak frites

     

     

  • Le progres de 1920 à nos jours

    Le 2 Octobre 2016 lors de la causerie à l’hôpital de Melle nous avons évoqué les progrès technologiques que nos seniors ont vécus. Et oui pour nous rien de plus simple que d'allumer la lumière et de se servir un verre d'eau au lavabo mais nos seniors ont connu une toute autre époque et ils sont les témoins vivants de toutes ces évolutions technologiques. Ces inventions souvent synonymes de gains de temps et de liberté ont révolutionné leurs vie en leurs permettant de gagner des heures de travail fastidieux ( la machine à laver par exemple ou le congélateur) d'autre comme l'arrivée de l'électricité ou de l'eau courante ont été vécues comme un instant merveilleux presque magique.

    Et vous quelles sont les inventions dont vous ne seriez vous passer ou qui changent votre vie au quotidien ?

     

  • Confrontation entre deux generations

    Le mercredi 7 Septembre 2016 j'avais rendez vous avec les résidents du foyer logement de la Garenne pour que nous parlions des souvenirs d'école comme nous l'avions fait à l’hôpital de Melle.

    Comme c’était mercredi et que mes enfants, Enzo (9 ans) et Alessandro (6 ans), n'avaient pas école je me suis dit que ça serait bien de les emmener pour qu'on confronte la rentrée scolaire des années 1940 et de 2016. (Et puis je me suis aussi dit que d'une part les résidents seraient contents de parler aux enfants et que les enfants pourraient se rendre compte que les choses sont bien différentes ou pas.)

    Les résidents sont venus nombreux au rendez vous la salle était comble. On a même pensait un moment mettre un portier à l'entrée !!! Anita a réussi à réunir suffisamment de chaise et de fauteuils pour tout le monde et nous avons pu commencer les échanges.

    Pas toujours simple avec autant de monde !! On se coupe un peu la parole on parle un peu avec son voisin.... Pour le coup on se serait cru dans l’effervescence de la rentrée scolaire.

    Voici des différences que les enfants ont constaté entre ces deux époques:

    La première c'est la distance que parcourrait, à pieds, les enfants pour se rendre à l'école. Des fois plus de 3 km à faire qu'il fasse beau temps ou pas. " Nous c'est le bus qui nous conduit à l'école qui se trouve à quelques kilomètres, constate Enzo."  

    Et puis aussi il n'y avait pas de cantine chacun apportait son repas qu'on mangeait au coin du poêle le midi lorsqu'il faisait froid. Et en plus c'est les enfants qui s'occupait d'allumer le feu. "Nous aujourd'hui on mange à la cantine, dit Alessandro." Ils ont bien rigolé quand une dame leur a racontait qu'elle apportait une gourde avec de la piquette ou un fond de vin pour boire le midi.

    Au niveau du matériel scolaire la aussi les différences sont énormes.A l'époque on avait peu de moyen financier donc les affaires comme le sac ou les chaussures passaient de frère en frère. C’était rare qu'on ait des affaires neuves et en tout cas un sac d'école devait durer toute la scolarité ! On n'avait tous des blouses et des galoches aux pieds ( grosses chaussures avec la semelle en bois qui sont aussi solides qu'inconfortables )

    Et une différence qui compte beaucoup c'est les punitions de l'instituteur. Dans les années 30/40 instituteur distribuait allègrement gifle, tirage d'oreilles, coup de règles et lignes à recopier. Un enfant qui avait été puni par le maître n'osait pas aller se plaindre à ses parents sinon c’était le retour de baffe assuré !!!

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  • Mon permis de conduire

    Par Madeleine DUCHESNE

     

    J'ai passé mon permis de conduire en cachette avec ma meilleure amie Josette. Nos maris ne voulaient pas qu'on conduise ils disaient que les femmes en étaient incapables; Mais nous on les a pas écouter on a pris des leçons grâce à Josette qui m'avançait l'argent.

    Elle l'a eu du premier coup moi du second; ah qu'est ce qu'on était contente on a bien arrosé ça toutes les deux !

    Vous vous rendez compte sans elle je n'avais qu'un solex et je faisais comment moi avec mes quatre enfants!

    Plus tard on a mis les maris devant le fait accompli mais ils voulaient pas qu'on prennent leurs voitures. Le moniteur nous a donné son automobile et on a pu conduire.

  • SOUVENIRS DE GUERRE

    Par Giséle FRANCOIS

     

    Je me souviens que je portais des messages pour les resistants pendant la guerre. Mon village était envahi d'allemands il y en avait partout dans les rues dans les champs. Alors moi je passais du haut de mes dix ans mon petit bouquet de fleurs à la main , l'air de rien et je rejoignais la personne à qui était destiné le message dissimulé dans les plis de ma culotte. C'était dur de passer inapercu avec tous ses allemands qui vous surveiller de partout. Mon pére qui etait couvreur et lui aussi tres engagé dans la resistance faisait passer des messages sur le clocher des églises.

    Apres la libération tout le monde s'est rassemblé sur la place du village pour voir defiler le général de Gaulle. D'un coup j'ai entendu qu'on appelait mon nom " Gisele François venez" Je me demandais ce que c'était. Je me retourne vers papa qui me dit vas y c'est toi qu'on appelle avec un petit sourire...

    C'est le géneral de Gaulle en personne qui m'a serré la main et m'a remercié d'avoir participer à la resistance.

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  • Images de Didier DARRIGRAND

    Bonjour,

    je m'appelle Didier, j'ai 52 ans mais ça ne se voit pas.

    Je vis dans le Pays mellois depuis l'âge de 16 ans. J'ai travaillé longtemps dans la radio locale associative D4B, j'ai animé des cours de musique et j'ai aussi travaillé dans des écoles. Aujourd'hui je suis correspondant local pour deux journaux, La Nouvelle République et La Concorde, et je suis photographe. Je suis de très près l'activité culturelle de la ville de Melle et je me balade souvent en Bretagne. J'ai toujours mon appareil photo avec moi.

    je vous proposerai régulièrement des photos réalisées à Melle, ou ailleurs, que vous pourrez suivre dans la rubrique "J'vous montre".

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    Photo de Pierre Delaunay (de Ruffec!)

     

     

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  • Presentation de SANDRINE DE CALIFORNIE

    Français vivant depuis 1998 aux USA, nous vivons maintenant sur la cote centrale californienne dans une ville agricole entre SF et LA, après être passés par le Maryland puis la Floride. Notre fille étudie à Pasadena (LA).

    Voici aussi deux videos, la premiere montre la vue depuis la tour du tribunal a Santa Barbara
    et la seconde une vue de la cote centrale avec l'arrivee du train qui roule entre Los Angeles et San franciscoSandrine de californie

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  • Visite à l'hopital de Melle

    Ce lundi 8 Aout j'ai eu la chance d'etre accueilie à l'hopital de Melle par 620160808 160622 résidents et l'animatrice Marylene.

    J'ai presenté le projet jardin des mémoires qui a été validé immediatement. En plus j'ai de la chance car les residents realisent un journal dans lequel ils ecrivent des articles sur leurs passé, leurs coups de coeur ...etc ET je trouve que ça correspond bien à ce que nous faisons avec le blog. Donc en plus des articles habituels nous allons avoir des articles redigés par les personnes elles meme et ça c'est plutot tres chouette !!!

    Nous accueillons donc dans le projet JARDIN DES MEMOIRES :

    M Jean Marie MANENT

    Mme Suzanne BRY

    Mme Paulette BATONNIER

    Mme Yvonne CORDIER

    Mme Denise VILLANEAU

    Mme PIZON Genevieve

     

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  • Les courses alimentaires

    Aujourd'hui c'est facile on va au supermarché et on fait son plein de courses pour la semaine ou le mois et arrivé à la maison on range dans le frigo et le congélateur. Mais quand on a pas l’électricité et donc pas de frigo on fait comment ? C'est ce que vont nous expliquer les lavandières.

    Déjà il n'y avait pas de supermarché. Certaines avaient un épicier ambulant qui faisait des tournées toutes les semaines, d'autre allaient voir les commerçants des villages autours. Les principaux commerces étaient l’épicier, le boulanger et le boucher.

    Le pain était acheté pour la semaine au moins on ne prenait pas de baguette mais des pains de 2 ou 4 

    Le beurre était acheté au laitier mais on n'en mangeait pas tout les jours non plus ça faisait parti des choses chères.

    Chez le boucher on prenait la viande qu'on allait mangé le jour même ou le lendemain.

     

    A l'époque on se contentait surtout de ce que la ferme produisait et on achetait en petite quantité.

  • la conservation des aliments

    Le 20 Juillet 2016 avec le foyer logement le clos fleuri et le groupe les lavandieres.

     

    Nous avons discuté de la conservation des aliments avant les réfrigérateurs

    "Comment conserviez vous les aliments comme le beurre dans votre jeunesse lorsque les moyens de conservations n'existaient pas ?

    - le beurre on l'acheté au cremier qui passait mais on vendait notre lait à la laiterie. Pendant la guerre oui on a fabriquait le beurre on le barratait mais sinon au quotidien on le prenait au laitier. En plus dans les deux sevres on elevait plus de chevre que de vache.

    - Vous en achetiez tous les jours ?

    - Non on en prenait une motte de 250 g.  C'était du beurre coté il sentait bon 

    - Vous faisiez comment pour le garder ?

    - On le mettait au frais dans un sceau dans le puits par exemple et quand on avait pas de puits on le mettait dans une cave , les batiments en pierres permettaient d'avoir de la fraicheur.

    - Justement quels types d'aliments conserviez vous ? Aujourd'hui si on ouvre un frigo il y a plein d'aliments dedans qui sans frigo ne pourraient pas etre conservés comme les yaourts par exemple.

    - Les yaourts on en avait pas, il y avait du fromage blanc ou on mangeait des compotes.

    - Et pour la viande ?

    - On la prenait pour le jour meme ou alors on tuait nos volailles ou nos lapins. On ne stockait pas de viande fraiche.

    - D'accord et alors quand on tuait le cochon on le conservait comment ?

    - Il y avait beaucoup de salaison et les gens sterilisaient beaucoup dans les bocaux; Les rillettes par exemples on les mettait dans des terrines en ceramique avec de la graisse pour les conserver. On faisait aussi secher les saucisses et on conserver beaucoup dans le sel."

     

    Les habitudes alimentaires étaient tout simplement plus raisonnée. L'industrie alimentaire n'existait pas ou peu donc la surconsommation que nous connaissons n'existait pas non plus.

     

     

     

  • La lessive avant l'eau courante

    Avant que n'apparaisse l'eau courante des gestes qui nous semblent simples aujourd'hui nécessitaient du temps, du courage et une bonne organisation.

    Les points d'eau utilisés pour faire la lessive étaient soit les rivières soit les puits et ceci été comme hiver !

    Comme nous l'a souligné une personne du foyer de Melle qui a bien connu ce temps des lavoirs :

    " Quand j'ai montré à ma petite fille un lavoir elle ne me croyait pas. Pour elle il était inconcevable qu'on se mettait à genou pendant des heures et qu'on frottait notre linge à même la rivière sur cette pierre.

    C'est quelque chose que les jeunes ne s'imaginent pas !"

    Genouillon 

    Le genouillon était utilisé pour tenter de protéger les genoux des lavandières qui devaient garder la position des heures durant. Il était garni de paille ou de foin.

  • Merci aux membres

    Je suis en train d'écrire les articles et les réponses des résidents de Villefagnan et de Melle ET je me suis dit : Il faut que je fasse un post pour toutes les personnes qui ont pris le temps d'écrire aux seniors.

    Vendredi j'avais donc rendez vous avec mes 7 seniors de Villefagnan et j'étais contente car j'avais imprimé le matin vos messages afin de leurs distribuer à chacun. 

    On a commencé notre réunion en parlant comme convenu des souvenirs d'école, de l'éducation à leurs époque,.... Mais ça je vous en parlerai en détail dans les billets à suivre.

    Puis j'ai distribué les courriers à chacun. (donc vos messages que j'avais imprimé pour chacun)

    Là j'ai un peu eu l'impression d’être le père noël (mais avec moins de barbe) Bon Claude a râler car il était vexé de n'avoir eu qu'un message donc il a bougonné un peu mais il était tout de même bien content.

    Ils ont presque eu les larmes aux yeux, ils étaient émerveillés par ces messages venus d'endroits si différents : La réunion , Melle , le Burkina Fasso, st pierre et Miquelon, la Rochelle.... des lieux dont certains ne connaissent rien qu'ils n'ont jamais vu.

    Des gens qui prenaient le temps de leur écrire à eux alors  deux mots deviennent magiques ! C'était touchant de prendre leurs réponses, leurs questions, et j’espère que vous continuerez à converser avec eux.

    Quand le moment fut venir de nous dire à la prochaine fois ( au mois d’Août) ils ont tous demandé s'ils pouvaient garder les lettres. J'ai  souvent offert des cadeaux à mes enfants comme nous tous mais jamais je n'ai vu le bonheur et la reconnaissance que j'ai vu dans les yeux de mes seniors ce jour là en leur remettant simplement ces morceaux de papiers.

    Je sais que dans les moments de doute, ou quand j'aurai l'impression que personne ne nous aide et que tout cela ne sert peut être a rien, il me suffira de repensé à ces yeux humides d'émotion pour me dire que si c'est utile. Ça ne révolutionnera pas notre monde mais la somme des petites choses fera une grande oeuvre.

     

    Du fond du cœur je voulais vous remercier de contribuer à rendre ce monde plus humain.

     

  • La résidence de la Garenne

    Le 5 Juilet 2016 j'ai eu la chance de rencontrer 18 residents du foyer logement de Melle La residence de la Garenne. N'ayant pas encore les autorisations d'image de tout le monde vous n'aurez pas tout de suite la photo de groupe.

    Ces personnes sont toutes originaires d'un milieu rural et viennent majoritairement du secteur de Melle. Tous avaient des parents qui étaient agriculteurs. 

    D'ailleurs vous savez à quoi on reconnait un vrai agriculteur ?

    Il roule les rrrrrrrrrrrrr

     

    Pour notre première rencontre nous avons évoqué les différences de mode de culture entre leurs enfance et maintenant.

    Déjà au niveau du matériel c'est simple il n'y avait pas de tracteurs on faisaient les travaux avec des bœufs ou des chevaux.

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    Les premiers tracteurs sont apparus bien après la guerre et encore pas pour tous sur 4 fermes une dame me dit qu'il n'y avait que deux tracteurs dans son bourg.

    Du coup il y avait beaucoup plus de gens qui travaillaient dans les fermes. Des gens louaient leurs services de ferme en ferme. Ces personnes ne recevaient leurs salaires qu'à la fin des travaux (des fois 6 mois après) ils devaient se contenter de vivre avec ce qu'ils avaient (des volailles, des lapins, leurs potagers).

    Dans les fermes plus petites qui n'avaient pas les moyens de payer des gens c'était le couple qui travaillait et les enfants étaient très vite mis a contribution pour aider aux travaux de la ferme. On ne partait pas en vacances l’été les vacances c’était dans les champs pour surveiller les bêtes, tirait les chevaux ou n'importe quel aide dont on avait besoin. On ne demandait pas aux enfants leurs avis.

    Souvent les enfants allaient à l'école l'hiver mais l'été ils aidaient aux champs.

    En général des l'age de 13 ans (age ou l'on passait le certificat d'étude ) l'école c’était fini il fallait travailler.

     

  • Une nouvelle rencontre cette apres midi

    Juste un petit coucou pour vous dire que cet apres midi je rencontre les pensionnaires du foyer logement de Melle pour leur presenter le projet. Comme à chaque fois c'est le stress. Vont 'ils adherer au projet ? Vont'ils vouloir partager leurs souvenirs ?

    Bon normalement ça va bien se passer mais voilà c'est là c'est l'angoisse qui me revient de loin : la peur de parler en publique. Ca passe, des que c'est le moment est venu mais en attendant c'est la boule au ventre.

    Allez je vous poste le compte rendu ce soir 

    Résultat de recherche d'images pour "le stress"

  • Gisele Zoé FRANCOIS

    Gisele francois est née en 1925 elle vivait dans l'Oise.

    Gisele francois

    Pendant la seconde guerre elle avait 15 ans. Elle m'a raconté que comme son papa etait couvreur elle montait avec lui en haut des clochers des eglises. C'est elle qui passait des mots aux resistants sous le nez et la barbe des allemands.

    Comme elle dit "il y en avait partout c'etait horrible et effrayant."

    Elle a vu des personnes innocentes partir dans les wagons de la mort pour les camps de concentration parce que un commercant malveillant les avait denoncer comme etant juifs que ce soit vrai ou non;

    Fait etrange pour sa génération ses parents étaient divorcés ce qui a été tres dur à vivre pour elle. Son papa qu'elle aimait tant lui manquait enormement.

    Quand je lui ai demandé quel metier elle avait exercé elle m'a dit "c'etait la guerre il fallait travailler dans les champs puis apres papa m'a placé dans une maison ou je m'occupais des enfants et des repas. C'etait bien, pas salissant il fallait toujours etre impecable. J'aimais bien ça la seule contrainte c'est qu'il fallait etre toujours disponible pour les maitres."

    a vos plumes pour Gisele.

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  • Claude PICARD

    Claude PICARD a 83 ans il est tres souriant meme si ça se voit pas tout de suite sur la photo.... (bon bah ok je suis pas photographe mais je me soigne lol)

    Claude picard 2

    Il est originaire de la charente et meme de Villefagnan.

    Suite à un malaise il a été hospitalisé à Ruffec d'ou il est ensuite rentré à l'ehpad cela fait un an environ.

    Il etait agriculteur avec des terres et des betes. Mais quand il s'est retrouvé seul il a du vendre ses betes "c'est trop de temps trop de travail matin midi et soir, plus de weekend" m'a t'il dit.

    De part son metier il n'a pas voyagé ou juste dans les environs

    Il aime bien rire et n'a pas hesité à faire le pitre pendant la reunion (c'est bien ça nous a fait rire)

    Voila Claude n'attends plus que vos questions.

     

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  • Suzanne LARDENOIS

    Suzanne est la doyenne de notre groupe à Villefagnan, mais je peux vous dire que ça ne se voit pas.

    Suzanne lardenois

     

     

     Suzanne a... 97 ans. Elle est originaire de Vendée où ses parents étaient facteurs puis après ils sont allés habiter dans les Ardennes où elle a rencontré son mari Monsieur Lardenois « qui venait de la Meuse, pas des Ardennes » dit-elle en riant. Son mari est aussi mort des suites de la guerre et il y a peu son fils ainé aussi, des suites d'un cancer. Alors elle s'est retrouvée ici à l'Ehpad parce que rester seule, c'est bien trop dangereux. Elle aurait voulu suivre les traces de ses parents et passé le concours des PTT, mais voilà, à cause de cette foutue guerre les concours n'ont pas eu lieu. Suzanne est allée assez souvent en voyages, en France, notamment sur la côte atlantique (Les Sables d'Olonne, la Rochelle...) Suzanne est une dame super mignonne et n'attend que de pouvoir nous raconter plein de souvenirs.

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  • Madeleine DUCHESNE

    Madeleine DUCHESNE

    Madeleine duchesne

    Madeleine m'avait tout de suite donné une impression de grande sensibilité. Elle a 94 ans (elle est née entre les deux guerres en 1922) elle est originaire des deux Sevres de la commune de Loizé ( pas loin de Chef Boutonne)

    Elle avait une ferme dont elle s'est quasiment tout le temps occupée seule.

    Elle m'a beaucoup touchée quand elle m'a expliqué que son mari, son grand amour est mort des suites de ses blessures de guerre. Vous imaginez il est mort il y a plus de 70 ans et elle le regrette encore. Je lui ai demandé si elle avait ete remariée elle m'a dit oui car on m'a obligé mais sinon je l'aurai suivi dans la tombe.

    elle avait 17 ans et je peux vous dire qu'il y a encore des sanglots dans sa voix quand elle parle de lui.

     

     

     

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  • Pierrette MORIN

    Voici une des jeunette de l'EHPAD Mme MORIN Pierrette, 78 ans

    Pierrette morin

    C'est une personne adorable qui s'est retrouvée à l'EHPAD suite à un AVC et parce que c'etait trop dangereux qu'elle reste seule.

    Originaire de Charente de la commune de Montjean plus particulierement Pierrette est toujours restée dans le coin.

    Elle a été factrice, aide ménagere, couturiere .... On ne peut pas dire qu'elle ait été inactive !! D'ailleurs elle est encore plein de dynamisme et d'energie. 

    Elle a un peu voyagé tout de meme pendant les vacances mais jamais à l'etranger elle aimerait bien que des gens d'autre pays lui donnent des nouvelles.

    Pierrette m'a confié une anedocte assez amusante :

    Son instituteur a été aussi l'instituteur de ses enfants et maintenant il est dans le meme EHPAD qu'elle !!!

     

     

     

     

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  • Gérard BRIGOT

    Aujourd'hui je vais vous presenter M Gérard BRIGOT.

    M brigot

    Résident de la maison de retraite de Villefagnan M BRIGOT a toujours vécu dans le coin de Aigre. Ses parents habitaient à Bessé. Son pere etait agriculteur et sa maman etait institutrice.

    Gerard a 60 ans c'est le plus jeune pensionnaire de l'EHPAD.

    Il est super gentil toujours souriant et avec un regard tres malicieux. Moi je l'aime bien vraiment.

    Il m'a dit qu'il n'a jamais voyagé je pense que c'est par rapport a son handicap, en tout cas ça ne l'empeche en rien d'etre plein de vie et de bonne humeur.

    Il aime bien ces petits groupe de paroles et je sais qu'il attend avec impatience que des internautes lui posent des questions pour pouvoir y repondre.

     

     

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  • Raymonde ROGER

    " Bonjour Madame pouvez-vous vous présenter ?

    - Je m'appelle Raymonde ROGER et je viens de Noisy le Grand en région parisienne.

    - d'accord et comment se fait il que vous soyez à Villefagnan en Charente ?

    - Je venais passer des vacances chez ma nièce et j'ai eu une crise. On a du me faire rentrer à l’hôpital en urgence et de là ils ont du m’amputer des deux jambes. Apres ma nièce m'a trouver une place à la maison de retraite et ça fait un peu moins d'un an que je suis içi.

    - Vous étiez donc dans un environnement de ville avec plus de monde qu’içi ?

    - Oui tout à fait de beaucoup même. Du coup je suis venue içi pour connaitre la Charente et finalement je ne pourrai rien voir.

    - Vous avez quel age ?Raymonde roger

    - J'ai 91 ans 

    - Vous ne les faites pas du tout. Je vous en donnerai 10 de moins facilement

    - Merci j'essaye de rester jeune au moins dans ma tête.

    - Vous avez des enfants ?

    - Non mais j'ai une ma nièce que je considère comme ma fille.

    - Vous avez eu l'occasion de faire des voyages ?

    - En France uniquement mon mari était claustrophobe donc on ne prenait ni l'avion ni le bateau.

    - D'accord et vous avez été visité quoi en France ?

    - J'ai visité le Var car mon frère avait une maison et on allé y passer un mois pendant nos congés payes. Et en hiver on allait en Suisse chez un ami qui avait un chalet. Ah oui c'est vrai du coup j'ai été à l’étranger. Mais c'est parce que l'on pouvait s'y rendre en voiture. J'ai aussi visité la cote Normande et Bretonne. On avait une caravane c’était la liberté alors dés qu'on a été à la retraite on en profité pour visiter. Il y a deux ans je suis allé en Dordogne avec mes neveux.

    - Est ce que ça vous fait plaisir ces réunions que l'on fait.

    - AH oui c'est bien, ça nous permet d’échanger et d’être tous ensemble *

    (* Les entretiens se font en petit groupe selon la volonté des résidents de l'EHPAD du clos des tours.)

    - On se revoit alors ?

    - AH oui avec plaisir.

    - Moi aussi ça me fait plaisir j'aime beaucoup bavarder avec vous.

    - La prochaine fois on parle de l'école et de vos souvenirs d'école et des questions que vous auront posés les internautes ?

    - D'accord.

    - Est ce que je peux vous appeler par votre prénom ?

    - Oui au contraire ça me ferait plaisir.

    - Merci de faire partie du projet Raymonde et je vous dit à dans 15 jours.

    - Au revoir Laetitia."

     

     

     

     

     

     

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  • RENCONTRE A VILLEFAGNAN

    Vue exterieure

    Hier j'ai rencontré les résidents de l'EPHAD de Villefagnan ( en Charente prés de l'association).

    Nous avons échangé sur la mise en place du projet blog. J'avais préparé un diaporama qui a été suivi avec attention par tous.

    Le projet qui consiste donc à venir à leur rencontre, dialoguer, raconter leurs souvenirs leur plaît beaucoup.

    Ça m'a tout de même rassurée car j'avais passé un week-end bien stressant à préparer cette rencontre qui était déterminante pour notre projet. En effet nous ne savions pas comment les seniors allaient accepter ce projet. Est ce que ça allait leur plaire ? Est ce qu'ils auront envie de parler d’eux-mêmes ? Le coté informatique du projet les intéressera ou leur fera peur ?

    C'est donc plein de doute et d'incertitudes que je me rendais à mon rendez vous.

     

    Quand je suis arrivée Céline l'animatrice m'attendait et je l'ai suivi vers le séjour ou une vingtaine de personnes étaient en train de m'attendre avec impatience devant l’écran blanc du rétroprojecteur.

     

    Bon plus le temps de se stresser, on branche l'ordinateur au rétroprojecteur et c'est parti pour le moment de vérité …

     

    Les inquiétudes ont été quand à l'ordinateur qu'ils ne connaissent pas et qu'ils ne possèdent pas non plus d'ailleurs.

     

    Mais je les ai rassurés ce n'est pas grave je vais m'occuper de la partie informatique et si eux le souhaitent je leur montrerai comment faire.

    Alors eux aussi ont été rassurés et m'ont dit « alors oui on est d'accord pour discuter et puis on a plein de choses à dire et à raconter ».

     

    Une dame très dynamique au regard malicieux nous a confié comment petite fille elle passait en douce des mots au nez des officiers Allemands pendant la seconde guerre mondial en les cachant dans les plis de ses sous vêtements. Il fallait en avoir du courage tout de mime pour faire ça.

    Quand je pense qu'aujourd'hui on a peur que les enfants aillent tout seul chercher le pain !!!!! Et que elle petite fille se faisait messager de la résistance.

     

    Nous avons dors et déjà convenu de commencer les reportages Vendredi.

     

    Je suis très contente car j'ai maintenant la preuve que ce projet intéresse nos seniors et qu'ils ont envie de nous suivre.

    Groupe 1